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10.01.2008
René Girard
04:45 Publié dans Lorsque les trains passent | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rené girard, laïcité, religion, christianisme, islam, fog


Commentaires
PS: Désolé de vous déranger dans votre blog, mais étant donné que le lapin recommence à faire des siennes, je me demandais si, entre temps, mon texte en réponse au votre sur le marxisme/libéralisme ne pouvait être l'occasion d'un dialogue (toujours enrichissant). Bref, je lance au pif, faites ce que vous en voulez:
Ecrit par : Spendius | 14.01.2008
Bonjour ou plutôt bonsoir Spendius. Je viens de découvrir votre réponse sur le blog du lapin à presque deux heures du mat' et en la copiant-collant dans un fichier open office, celle-ci se prélasse sur la bagatelle de 15 pages... Je comprends la peine de Lapinos, qui plus est dans le cadre d'interventions multiples...
La structure du blog ne s'y prêtant que modérément (je regrette ne pas avoir pris over-blog), j'ouvrirais un nouvel article relatant nos échanges, les commentaires servant à poursuivre le débat. Celà risque d'être difficilement lisible car décousu mais bref...
N'attendez rien avant mercredi, j'ai malheureusement une activité professionnelle par trop prenante.
Ecrit par : lemoutonacinqpattes | 15.01.2008
Pas de problème camarade, je vous suivrais jusque vers la mort. Mais ne soyez pas trop pas trop gentil envers le Lapinos, il me censure plusieurs fois et même pour des commentaires qui ne font qu'une phrase (voir moins!). C'est systématiquement le cas pour tout ce qui s'oppose à sa petite vision du monde, d'ailleurs. Ça fait rien, je continuerais de me balader joyeusement dans son blog, il va en baver, le pauvre...
Enfin bref, j'attendrais tant que vous voulez.
"N'attendez rien avant mercredi, j'ai malheureusement une activité professionnelle par trop prenante."
Les méfaits de l'anti-libéralisme, voyez-vous...nous y reviendrons.
Ecrit par : Spendius le barbare | 15.01.2008
Salut Spendius,
Pour rappel : http://lapinos.hautetfort.com/archive/2008/01/09/esprit-bobo-ou-es-tu%C2%A0.html#comments
Je vous réponds, hélas, de manière concise :
-Je vous donnais une définition pratique de l'état, dans ce qu'il a de grégaire et de contemporain
-Ce n'est pas parce-que je lis Habermas ou Soral que je suis Marxiste. Je suis rien et sans ambitions, si ce n'est celle d'exprimer librement mes interrogations de Français moyen. Evitez de labelliser vos interlocuteurs Spendius. Ce n'est pas péremptoire juste précautionneux.
-J'ai parlé de Smith et Ricardo car nous discutions d'une époque donnée et qu'en terme de référentiels réflexes, nombre de Libéraux avec qui j'ai pu converser n'avaient qu'eux à la bouche.
-Citer Sarko comme symptomatique de la classe parasitaire Etatique pourquoi-pas mais ne serait-ce incriminer une possédée des actes qu'aurait perpétré un démon par son entremise. L'Etat comme puissance régulatrice, symbolique d'une autorité supérieure, De Maistres n'aurait pas craché dessus. Moins sur qu'il n'aurait pas conchié ceux le portant aux nues à commencer par Jean-François Revel. La République n'est rien d'autre que la forme acceptable aux athées d'un déïsme rationaliste. Il suffit de regarder le cérémonial au drapeau d'une naturalisation Etats-Unienne pour s'en rendre compte. Hors je préfère de loin, un homme conscient de ses devoirs de Citoyen à un égocentrique communautariste. Si j'exècre la République Jacobine ce n'est pas tant par haine du centralisme que pour ses ferments bourgeois.
-Spendius, je vous ai totalement lu et si vous paraissez de réelle bonne foi (après tout, je suis peut être faible, naïf ou les deux), vous êtes totalement utopique dans votre description du Libéralisme. L'exercice du Libéralisme c'est aujourd'hui là et tout de suite et non l'exemple d'un Kibboutz (lol)
-Le lien vers votre description du gauchiste est amusant mais passablement à côté de ses pompes et contradictoire avec vos propos antérieurs sur la Commune. On aurait dans le camp adverse beaucoup à dire du droitiste cherchant à tout va à excuser son complexe de supériorité, soit derrière la nécessité Aristocratique, soit dans un mille-feuille intellectuel d'auto-justifications car culpabilisant au tréfonds de son âme. C'est, soit-dit en passant, sur cette caractéristique que Gandhi avait misé la réussite de sa désobéissance passive, pariant sur la gêne que le spectacle de la souffrance, crée chez l'oppresseur. Quoiqu'en disent les gauchos-athées, c'est un réflexe Judéo-Chrétien, autant chez lui que dans la réaction des Anglais, qui fut à l'origine du succès de cet homme.
-La Commune, un Fascisme Français? Oui mais juste Français alors. Si on remonte à la Genèse du fascisme, on tombe en pleine Antiquité (comme pour tant d'autres choses d'ailleurs).
Ecrit par : mouton à cinq pattes | 07.02.2008
Ca compte pas ça! Vous avez attendu un temps fou, maintenant je sais même plus de quoi on parle, faut que je relise mon dernier message et comme Lapinos l'a censuré, vous pensez bien que je peux plus répondre. Vous voulez pas relancer le débat ici (si vous avez le temps bien sûr, moi j'ai tout mon temps, ça a pas besoin d'être une discussion avec 2 messages tout les jours)? Je lance les bases avec ce que je peux:
-C'est justement parce que personne ne comprend d'économie actuellement en France qu'on pense que les libéraux sont les disciples de Smith et Ricardo, et d'ailleurs, ce qui est plus navrant, eux-même le pensent. Le libéralisme, c'est Mises, Hayek, Rothbard, Friedman, Hoppe, c'est pas Smith et Ricardo. Regardez ce que l'encyclopédie libérale dit de Smith:
"Adam Smith (1723, Kirkcaldy - 17 juillet 1790, Londres) économiste et philosophe d'origine écossaise est considéré comme le père de l'économie moderne avec son œuvre La Richesse des nations. Toutefois, Adam Smith est considéré par les libéraux comme un auteur mineur. La Richesse des Nations est trufée d’erreurs et de contradictions. C’est Smith qui donnera une grande aura à la valeur-travail, malgré Condillac. Chez Smith, l’entrepreneur est une sorte de zombie, qui n’a aucune influence sur ses concurrents, ses fournisseurs, ses clients. Son entreprise est identique aux autres entreprises. Il ne court aucun risque, jamais. Cet entrepreneur-bureaucrate, comme le dit Philippe Simonnot, est en fait un technicien supérieur tout juste capable d’administrer une entité quelconque."
Je pense que le libéralisme réel est né avec l'École Autrichienne, même si des types comme Constant sont comme des précurseurs. Demandez-leur si ils connaissent Mises, et si ils l'ont lu, si ce n'est pas le cas, ce ne sont pas des libéraux. Plus personne qui est passionné d'économie ne se réclame de Smith et Ricardo...
-Pourtant, vous vous situez plus ou moins chez les marxistes, on va pas chipoter, me jouez pas le coup du libre penseur :D
-On peut donner des tas de définitions de l'État, toutes aussi folles les unes que les autres, et moi aussi, j'aime me prendre à ce jeu - mais au final ce qui est vraiment intéressant, c'est de savoir l'utilité de l'État. Et l'utilité de l'État, en économie, c'est de zéro zéro zéro, niet, nada, ça sert à rien. Des sociétés ont pu très bien se développer sans État centralisateur et en général plus que celles qui en ont. Maintenant, de savoir si Sarkozy fréquente des capitaliste, ça m'intéresse pas et c'est pas un argument en faveur du marxisme en aucun cas car c'est pas un argument scientifique: Le fait est que Sarkozy, lui, s'enrichit par vol, et le capitaliste, lui, s'enrichit d'une manière honnête. Vous pensez bien que je ne suis pas un admirateur de Pinault et Arnault, mais simplement, eux me dérangent pas, Sarkozy, oui. Le libéralisme, au contraire du marxisme, n'est pas réellement une idéologie: Elle ne défend pas tout les capitalistes du monde, elle défend le principe du capitalisme, et le principe du capitalisme est pourri si à côté, il y a un État-providence régulateur. On ne peut pas vivre dans un système semi-capitaliste et semi-protectionniste, c'est impossible et on court droit vers l'abysse.
-Vous savez, les États-Unis on beaucoup évolué depuis leur naissance, au début ils étaient presque libertariens et maintenant ils sont néo-conservateurs et à des années lumières des pères fondateurs. Vous savez quel est le candidat que tout libéral réel soutient à la présidence des États-Unis? Ron Paul. Vous le connaissez? Bien sur que non et c'est normal, il a encore moins de scores que le Front National en France. Il faut donc arrêtez de dénoncer le libéralisme partout alors qu'il n'est presque nul part...
-(Le Kibboutz, c'est socialiste, pas libéral :D)
Il faut bien poser le principe, en général utopique, pour pour pouvoir après coup poser une démarche réelle. Marx fait la même chose...
-En quoi c'est contradictoire et à côté des pompes? Le gauchiste reste un fasciste, mais refroidi, et plus con aussi. Sur la télévision, on voit que ça, des gauchistes sentimentaux qui jouent la carte du bon coeur à chaque fois, et en général face à très peu de résistants : Le Pen, Soral, Nabe... puis les plagiaires, Zemmour, Finkielkraut, Muray, Dantec, qui eux sont acceptés par le système, ce sont les grincheux de service, pas réellement contestataires.
-Le fascisme antique est très loin du moderne, qui est basé sur le socialisme. Et je dis pas que la Commune était un fascisme, je dis qu'elle était une des origines du fascisme moderne, pas celui de Rebatet (qui me fait penser à Darien d'ailleurs), mais celui de la dictature des bons sentiments. Elle a consolidé la Révolution Française, elle a définitivement mis sur pied la doctrine de "l'État éthique, moral" qui nous détruit à petit feu aujourd'hui. Je ne dis pas que le mouvement en soi était mauvais, mais, bien malgré lui, il a produit un totalitarisme encore pire que celui qu'il combattait.
Ecrit par : Spendius | 02.04.2008
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