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20.04.2008
Agent double
Dans la famille unanimité, j'appelle Aimé Césaire. Quoique j'aurais pu demander Desproges...
La Négritude ou les prémices d'un ethno-nationalisme avec pour seul dessein de laisser les noirs esclaves de tribalismes rendant incapable toute transcendance vers une quelconque idéologie révolutionnaire. Comme si les colons avaient éveillés les fils de l'élite noire à une quelconque fierté sans y voir un à propos de circonstance. Ils eurent les deux : enfermer l'indigène (lettré entendons-nous) dans une posture pédanto-victimisante indépassable (le Nationalisme ne s'assume et se cultive que par les armes et lorsque l'on sait ce qu'est le nerf de la guerre, comment pourrait-il la faire aux blancs sinon s'entretuer) et s'absoudre d'une double dette. L'auto-amendement quand à l'agression Colonisatrice puis le déni de responsabilités. « Nous partons puisqu'on nous le demande après-tout... Rendons leur la liberté » ce qui revenait à dire à l'époque : « Plutôt les laisser à rêver d'une impossible revanche que devenir Communistes et la rendre effective »
Les premiers à faire la morale au monde Musulman pour mieux le rêver Occidental, ceux-là même devenus les surprenants apôtres d'un pseudo auto-déterminisme...
Avé Aimé, les hypocrites qui s'inclinent sur ta dépouille te remercient.
07:01 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé césaire, negritude, colonialisme, néo-colonialisme
10.04.2008
Florent Brunel Connection
S’il y’a un antagonisme Occidental c’est bien la détestation du miroir. Car après tout que voir d'autre dans l’intolérance envers les Musulmans et désormais les Chinois qu'une certaine haine de soi.
Que deviner d’autre derrière les impuissants et grotesques petits bonhommes en bleu escortant la flamme olympique qu’une transposition de la petite police de la pensée Post-Moderne. Avec ses caciques, ses caricatures, ses infiltrés, son peuple complice.
Qu’espérer d’autre d’une civilisation menant à son terme le principe d’hypocrisie en se désistant de la frénésie consumériste sur la synthèse parfaite de l’anar-capitalisme. Qu’advient-il d’hommes si férus de cet altruisme compassionnel servi à la louche mais incapables, dans un exercice réglé tel du papier à musique, d’appréhender l’autre dans ce qu’il a de pavlovien, insensibles à la syndication nationaliste et amoureuse d’un peuple tout entier.
Que songer d'autre de féodalités mondaines si promptes à dénoncer la moindre forme de religiosité, jusque dans le respect de la nature (considéré par certains comme un intolérable déïsme) tandis que j’imagine sans peine le haro que provoquerait la religiosité bigote des Bouddhistes si d’aventure ils songeaient faire de Robert Ménard la seconde réincarnation d’Edgard Hoover. Un défilé de moulins à prières au pays de Jean Meslier aurait une certaine gueule.
Que dire d'autre de braves défenseurs de l’opprimé, capables d’embrasser la lutte identitaire d’un pays sur lequel se juchent intérêts stratégiques et honneur d’une nation lorsque ces mêmes hypocrites crient ici bas, la main sur le cœur et la gauche en bandoulière, leur européanïsme forcené ; condescendants envers quiconque aurait l’audace de douter de l’intérêt du fédéralisme.
Les Jeux Olympiques en Chine ne sont pas une honte, c’est leur existence même qui est une insulte à l’esprit (si tant qu’il existe) du sport. Une sorte de Libéralisme fardé des atours de la compétition juste et transcendante, là où ne subsiste que la représentation des intérêts grégaires de ce qu’on nomme la « com institutionnelle », les athlètes transformés en PLV...
De l'inutilité des combats en retard.
19:09 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, ménard, jo
01.04.2008
What else?
Les arches de pont la nuit n’avalent rien autant que l’autoroute ne défile pas comme un long ruban anthracite, cailloux contre gravillons, compactés, concassés, milliers d’énergies noires hypothétiques desquelles jaillirait à qui saurait l’entendre une force gravitationnelle sans borne. Non, c’est un corridor qui se dessine en volume, traversé d’autant de lucioles complexes et multiformes filant à travers les stroboscopes orangés et les puits de pénombre veloutée. Vue de perspective où ce n’est plus la lune qui se joue de l’œil mais les filaments tortueux d’arbres immaculés, exfoliés de leurs frous-frous.
Au Printemps rien ne ment, pas même les panneaux de signalisation. Le mirage cerbère de nos doctrines modernes formalisatrices s’en mue rachitique. On se découvre au vrai, dans un surprenant balbutiement de conscience. Singulier face à soi, seul, débarrassé de tout parasite vociférant à son unique voie rapide et sans la contingence d’abandonner l’instant à une attention civique de dépassement courtois.
Cramponné au volant je focalise un ciel parsemé de flaques ambres comme de nuées lumineuses, persiennes de la dame blanche… romantisme de circonstance que ne trouble que les traces incrustées au pare-brise, ce témoin de rappel du réel. Nous ne sommes que poussière et non lecteurs de la page d’un livre qui aurait pris le parti du hasard ou de la beauté convenue, rêvée, fantasmée. C’est qu’il en dit des choses mon pare-brise. Et elle m’apparaît sortie du diable vauvert. J’avais cru un sceptre puis une vision avant de me raviser sur un funiculaire où dans chaque cabine un petit théâtre de guignol gentillet rejouerait une scène à nous. Pourtant rien de cela, juste son visage, amusé, fataliste, un brin narcissique et pourtant contemplatif ; traversé d’arabesques brunes aux contours nus de tout apparat crayonné. Et chacun de ses battements de cœur atteint la trajectoire de mon équipée, dans ses moindres corrections de cap, dans sa plus infime variation de vitesse. Peut-être ne sont-ils que pulsars apaisés dans l’abri capitonné de sa mezzanine chaude alors qu’elle transfigure mon immédiat. Ou alors est-elle frénétique à tapoter une envolée passionnée, drôle, grave, crue. Appliquée à l’esquisse d’une aventure à hauteur d’humanité ?
Le halo se fige et laisse place à une énergie bienveillante ancestrale comme future m’enlevant à la torpeur. Elle a parfois l’âme troglodyte, je m’essaye à la spéléologie.
23:56 Publié dans Moutonneries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transi

