10.06.2009
Un dimanche à la campagne
Je n'ai pas voté dimanche dernier, ou plutôt ai-je omis de laisser l'enveloppe dans l'urne. Plus précisément encore, j'ai oublié l'existence même d'un bureau de vote. A l'habitude, je marque cette politesse incongrue, consistant à ne jamais déposer les cendres de chimères Républicaines, en y glissant un bulletin immaculé. On peut respecter, sans opiner. L'avantage de ne pas laisser planer le doute sur ses opinions, puisque ne les ayant manifestement pas exprimées, est la dispense quand à se croire obligé de disserter sur les fornications hypocrites qui font se serrer la louche à des politiciens dits de gauche et serrer Lellouche à des politiciens dits... de gauche également.
Rien à redire sur les militants pyromanes arguant de nouvelles légitimités avec une abstention record.
Aucun soupir à pousser sur la farce écologiste, ce naturalisme du tout, pirouette confortable promouvant un productivisme responsable. L'écologie, sous-idéologie pervertissant le respect déïste de la nature, crèverait sans les méfaits du capitalisme, se disloquerait en miette privée de l'apport radicalement anarchiste de ce dernier. L'écologie politique française est un syndicalisme forcé et comme les syndicats elle n'a aucunement l'intention de changer la donne, sinon d'établir de meilleurs équilibres. Jeu pervers du recommencement.
Pas d'algarades passionnées consécutives à la liste antisioniste portée par un illuminé, un Dieudonné à l'humour presque Juif et un Alain Soral qui aurait du rester aux côtés de Jean-Marie Le Pen avec lequel il partage ces points communs que sont la clairvoyance et le goût masochiste du Cassandre.
Ni de mouvement de poitrail face à la nouvelle face humaine de technocrates poussant si loin la compréhension des peuples Européens, qu'ils vont jusqu'à leur accorder l'exceptionnel privilège du vin Rosé. Bruxelles et ses froids dévôts, démiurges des hommes nus et honnêtes.
Et réflexion faite, quel confort que l'abstinence de la joute stérile, la mise au rebus des arguments oublieux, la crémation immédiate sans autopsie des sophismes de l'adversaire.
Tranquille et serein, comme un coq en pâte.

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19.04.2009
Satanas et Diabolos
Date: Fri, 17 Apr 2009 07:23:40 +0000
From: x
Subject: ça fleure bon l'amour et la convivialité
To: x
http://www.rue89.com/2009/04/15/un-producteur-confirme-la...
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Non-seulement l'expéditeur est en retard de plusieurs jours mais il n'a pas même fait l'effort de lapider les nostalgiques des chevaliers Teutoniques, Nietzsche, Woltmann et Hitler. Je le ferais pour lui.
Car c'est le retour de l'hydre Nazie mes braves. On sera tous non-pas au paradis mais au menu des Schtroumpfs Führers. La nouvelle alternance des pouvoirs : cinq années de démocratie ; cinq années de Nazisme. On me chuchote à l'oreille que c'est la même chose. Obligés à célébrer une énöörme svastika en plastoc à la lisière des forêts. Ce serait salvateur du reste, les gentils progressistes arrêteraient les comparaisons foireuses entre le Pape et un Waffen SS. Tel un gamin qu'on astreint à un régime composé de riz blanc et qui cessera ensuite de faire la moue à la vue de son steak-purée.
Ils font erreur chez rue89. C'est un concert Nazi. Tout court. Les néos-Nazis écrivent dans des revues à succès, torchent des éditos, font des colloques, sont en tête de gondole à la FNAC, pondent des "appels à l'intelligence". Entre les braillements en faveur de l'euthanasie légalisé, ils rêvent d'utérus artificiel et militent pour la sauvegarde de l'avortement industriel. Deux citations de Deleuze plus loin, on les croise causant d'un monde sans malades et souhaitant que des gosses handicapés traînent leurs parents devant les tribunaux pour leur avoir offert la vie. Deux IVG achetées, la troisième gratuite. Et pour un €uro de plus, le dernier bouquin de Michel Onfray en version numérique. Hermann Popert ? De la rigolade !!
Le pire concert néo-Nazi que j'ai pu entendre versait dans l'expérimental : la voix off féminine d'Arte. Je l'imagine sans mal à Guantanamo, dans les haut-parleurs des cellules d'isolement. Ils croiraient à la venue de Méphistophélès en personne annonçant la fin des temps. La représentation iconographique pour désigner le mal est un leurre. S'il est prince des ténèbres, c'est en offrant l'enchantement. La démocratie est la version moderne de l'enfer. Le Diable s'habille en Prada ; non Meryl Streep mais Anne Hathaway.
23:57 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nazillons, libé, progressisme, berger allemand, wouaf
15.03.2009
Harry Potter et ses frères
Il y-a des jours où il serait préférable de vivre en ermite, avec le seul amour et bonheur de sa proche famille et rien, rien de plus, si ce n'est Dieu. Plus encore que l'introspective, se confronter à la vie dans sa quotidienneté la plus banale est un exercice mettant à mal les derniers lambeaux d'idéalisme. Guère étonnant que les transhumanistes et les libéraux-libertaires préfèrent le roman (noir ou de science-fiction) et les philosophes aux essais et aux historiens. Nier la Vérité, un boulot à plein temps.
Lille 3000, énième célébration de l'homo-festivus, écho de l'au-delà auquel il faudra échapper tout en tentant de se rendre chez un pote réfractaire mais ayant le mauvais esprit d'habiter le centre-ville. Mon nord natal ressemble de plus en plus à sa grande distribution historique. Le pays prend lui-même, d'ailleurs, des allures de grande-surface. L'anniversaire d'une enseigne, l'anniversaire du je-ne-sais-combientième magasin de l'enseigne, le cata' techno, le cata' multimédia... la fête de la musique, Lille 3000, la nuit blanche (la nuit de la blanche?)... à n'en plus finir. Empruntons le tramway. Les Benjamin Biolay se chamaillent aux racailles, elles mêmes disputées par les Julien Doré. A qui prêter main forte pour frapper l'autre ? Je ne m'en sortirais pas, autant prendre la voiture (haïe à Lille jusqu'à en empêcher les livreurs de pouvoir travailler sereinement) pour découvrir que des artères normalement dévolues à la circulation sont coupées car occupées par des ambulances de la protection civile. Tropisme surréaliste que ces types se portant bénévoles pour rapatrier, toutes sirènes hurlantes, des trous du culs saouls plus que de raison... « Ah ouais mais de la bonne bière de garde, d'la bonne Chimay et de la Triple », le tout lâché dans un râle odorifère. Bientôt la gerbe pride. L'étudiant ou le cadre se mettant minable à la bière de garde ou à l'alcool fort, c'est fun ! L'ouvrier, le rmiste ou le chasseur ivre de son pastis ou sa vinasse, lui, est un salop fini ; c'est l'évidence même.
Pour couper court à la déraison annoncée, le repli s'impose. Repli stratégique, repli sur soi. Réflexe idiot mais salutaire. La télévision n'a guère meilleure mine. Les EURL Zemmour et Naulleau quémandent leur chiffre d'affaire hebdomadaire, impayables dans leur numéro de produit réac' transgressif. « Et voilà, c'est la même ritournelle que Grand Corps Malade ». Ben oui Zemmour? L'invité bien qu'indigeste, n'a pas une trop mauvaise ligne de défense. A force de tellement bien coller au cahier des charges markéteu, tu deviens ta propre caricature. Inconsistant dans le systématisme, prévisible au possible, variant parfois les postures juste pour donner le change. J'imagine le trouble du mec dont le fou dansant du Figaro ferait l'éloge : « bordel, il est sincère ou me flatte juste pour l'alternance gentil/méchant? ». Le rêve serait que le duo cuisine Besancenot ou Onfray,.. soyons fous : Finkielkraut. Après les Ripoux : Ripoux contre Ripoux !!

Si internet offrait meilleure perspective mais c'est bien pire. Un grand escroc est mort, pleurons tous ensemble. Même l'Organe s'en émeut à en embaucher l'esprit canal. Partout des litanies de plaintes, psalmodies de Gainsbourg, on jurerait des bonzes : « Bashung, le plus grand ; Bashung le dernier des mohicans ; Bashung le poète. » Chouinages insupportables pour ce pondeur de logorrhée dépressive calibrée au millimètre. Le spleen ça fait vendre coco, Daniel Darc en sait quelque chose. Certains tentent la dissidence mais sont repris au vol : "mais nom de nom, c'était le meilleur". L'argument massue : puisque tous sont mauvais, autant déifier un nul. La pondération, le nivellement, l'étalonnage, autant de serviteurs de la Tartufferie permanente. L'assureur AIG s'en sort par la même porte de l'enfer dans les coeurs progressistes : «mais il s'agit de capitaux privés » ; « après tout il y-en a pour moins d'un millier d'euros par tête de pipe ». Le ratio face au symbole, imparable.
Ci-gisent un chanteur français et un assureur américain, qu'ils reposent en paix.
23:58 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lille 3000, bashung, aig, crédulité, bobos, libéraux, inrocks, libé, le monde
08.03.2009
Bonne fête Paulette
Maurras avait parié dessus, la NRA en fait son nouveau client captif, Aragon la fantasmait. Heureusement, Costes veillait.
04:54 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journée de la femme, féminisme, jean-louis costes
04.12.2008
Prince of the rodéo
Je me suis rendu compte, il y’a peu, que facebook offrait aux non-inscrits la possibilité de voir en plus grande taille la photo d’un membre mais également d’apercevoir certaines de ses préférences. Tout cela fait penser à ce revendeur belge de voitures neuves qui offre, crise oblige, une petite citadine pour tout achat d’un véhicule plus cher, présentant la particularité d’être invendable. On sent le serpent commençant à se mordre doucement la queue.
Le plus amusant sur facebook est sans conteste ceux affichant « facebooked » sur leur profil. Au-delà de la fausse ironie lourdingue, on perçoit tout de même aux tréfonds de ce qui reste de sain réflexe Chrétien, la honte de s’être fait baiser la gueule comme les autres. Comme les autres car si au début ce réseau social était une « hype », on en fit, par la force du nombre d’inscrits, un machin incontournable. Imaginez deux secondes, sans facebook pas ou plus d’amis puisque vous voilà exclus de facto des messages et photos numériques ; plus d’emploi non-plus puisque votre absence du « réseau « empêche le développement de vos relations et offre en prime l’image désastreuse d’une asociabilité latente…
De ce tissu de boniments on serait en droit de se demander s’il s’agit de l’œuvre d’un quelconque propagandiste rusé, d’un lobby « citoyen » vantant l’amour et la joie de tous les habitants de la planète ou d’un journaliste trop peu avisé. Ne cherchez pas si loin âmes complotistes, grand sera votre étonnement de découvrir qu’il ne s’agit là que d’une auto-suggestion poussée.
L’EURL de l’image a encore frappée. Just do it, cultivez votre jardin secret (surtout s’il ne l’est plus), affirmez-vous ; autant d’incentives nées du modernisme post-soixante-huitard dont la seule ambition fut de faire de chaque individu une marque potentielle, un logo en puissance, un avatar roi, une ambition démesurée.
Dans « réseau social » il y’a un double mensonge. Un « réseau » n’est pas ce qui désigne l’ensemble des connaissances formées de façon involontaire au cours d’une vie mais la négation du hasard. Un réseau de connaissance ne peut être communautariste à l’instar de facebook, il est absolument impossible (à moins d’être passé en un éclair du stade d’illustre inconnu à celui d’ami proche) non-seulement de dresser un inventaire préparatoire de chaque individu, vous permettant de savoir s’il est à votre convenance mais également de découvrir au préalable tout ce qu’il dévoilera de lui au fur et à mesure que vous ferez sa connaissance. Serais-je ami avec les mêmes personnes si j’avais eu en pature tout de leurs idées et préférences ? Non, car étant foncièrement intolérant.
Social est le second. Nous faisons preuve de sociabilité soit par altruisme pavlovien naturel, soit par altruisme conscient et réfléchi, soit pour se rendre la vie supportable. Hors la « sociabilité » sur facebook c’est Narcisse. Partager, faire partager. Que Clément Dupont puisse dire avoir photographié un bouquetin dans le Mercantour et que l’ensemble de la planète en soit ravie. La particularité est l’usage de l’identité civile et quand bien même celle-ci serait fausse, les membres en relation directe avec vous, eux, connaissent la vraie. D'un point de vue idéologique et propagandiste, facebook est la panacée du militant. Le but n'étant pas d'échanger avec autrui dans l'optique d'élargir le champ de ses points de vues mais simplement de les modeler aux siens.
Pourtant facebook n’est pas totalitaire au sens courant du terme, c’est au contraire l’hyper-démocratie, chacun choisissant sciemment de remplir sa petite fiche de police pour le plus vieux mobile du monde : la vanité. C'est à la fois protestant et laïque, fédéraliste et jacobin, occidental en diable. Possédant les mêmes fonctionnalités et inspirations que le bulletin de vote : la prétention incroyable de donner nommément son avis.
23:59 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, démocratie
03.12.2008
Mystique laïque
En y repensant à deux fois, un des derniers faits-divers le plus lamentablement lâche que les démocrassouillards n'eurent à enfanter fut celui-ci.
Dans un couple récent de confession Musulmane, l’homme se rendit compte que sa femme n’était plus vierge. Il demanda pour cette cause un divorce qui lui fut accordé par la justice de la République Française (laïque) en ce terme qu’il y’avait eu mensonge sur une condition déterminant cette union. Face à la pression populaire, la justice fut intimée à rendre nouvelle copie qui ne dériva pas d’un once de la première, étant donné que celle-ci était impeccable du point de vue du droit. Au passage, croire le lieu commun que seule quelques élites athées ou blancs en colère sont Islamophobes est à pleurer, étant donné que non-seulement l’intégralité des démocrates-chrétiens vomissent l’Islam autant par mauvaise conscience que par démagogie mais que les premières lycéennes dénoncées pour port du voile le furent par des instituteurs encartés…à la LCR. La cour d’appel, elle annula le précédent jugement.
Quelle autre épopée épique de la sorte aurait eu à souffrir du courroux des défenseurs de la liberté face au bras de la justice. Que ce soit clair, imaginons deux minutes, une femme ayant décidé d’annuler son mariage car son mari est stérile alors qu’il lui avait affirmé le contraire. L’homme penaud et contris d’accepter la demande que, surgissant du diable vauvert, le MDLDHC (mouvement de libération des hommes castrés) demandant au nom du droit à la dignité humaine que soit arrêtée la procédure de divorce.
L’absurdité se mêlant au dégueulis, les bonnes consciences laïques se posent désormais la question quand à la détermination du caractère formel et exact des critères de non-validité d’une union. En clair, d’obscurs chiens de faillence, pestant à longueur de journées et de pétitions contre le caractère Judéo-Chrétien (sic) du mariage ; contre la juridisation croissante de la société, contre l’interventionnisme étatique dans un des rares espaces de décision peu (ou pas trop encore) parasité par l’œil du technocrate légiférant plus vite que son ombre ; contre la dimension symbolique du couple (en poussant une pseudo logique déterministe jusqu’à décréter que deux êtres de ne peuvent vivre ensemble une vie entière durant sinon cela est suspect d’hérésie en désuétude)… Ces mêmes hères traînant leur moraline de laborantin encarté au Parti Socialiste comme on charrie une bile d’alcoolique crient à la toute puissance du glaive vengeur. Vade Retro Obscurantistas.
L’aspect drolatique serait, qu’après moult textes de lois régissant de manière catéchistique les causes de divorce, une pétasse se verrait un jour refuser une demande de séparation au motif que le manque subit de ressources matérielles, n’est pas une justification suffisante.
Un peu à la manière, dans un autre registre, de Maurice Papon extrait de taule à la grâce d’une loi « humaniste » concoctée par un Bernard Kouchner pro-Sioniste en diable. Caroline Fourrest fera t’elle la même mine rocailleuse que celle du porteur de riz de ces dames.
22:27 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcards, démocratie, philippe val, caroline fourest, jean-luc mélenchon, hypocrites, justice
28.10.2008
Le rouge et le noir
A l’instant même où l’on parle de pauvres, sans cesse la même ritournelle quand à la génétique culpabilité Judéo-Chrétienne. Qu’aucun Chrétien, digne de ce nom, n’ai semé d’orties dans lesquelles il aurait eu un jour à se piquer les pieds ne gêne pas énormément. Confondre l’influence historique et le succédané sociologique est une pratique courante et toujours bien accueillie chez les « mal-pensants » (de gauche, de droite… centristes ?)
Une idéologie en chasse une autre et les hommes perdurent. Hier grenouilles dévotes et craintives, aujourd'hui petits rats de laboratoire rationalisés jusqu'à la moelle. Alors, bien sûr, existent toujours la mystique et le sacré. Mais ce dernier n’est-il pas le veau d'or, la ligne de vie de ceux qui doutent, tout comme celle des conquistadors. Le prolongement nécessaire des esprits friables. Une armoirie, une croix, un drapeau ou une devise. Moïse ne demandait pas tant de génuflexion que des actes.
Aucun amalgame possible entre la charité et l’ethno-masochisme. L’une fait sur Terre la volonté de Dieu, l’un la subdivise pour qu'elle ne soit plus qu'un radeau sur l'océan des vanités humaines.
23:59 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chrétienté, humanisme, pauvreté
17.10.2008
Soirée théma
Le Monde, Télérama, Libération, Têtu, La Ville de Paris, Charlie Hebdo et Caroline Fourest, Le Parti Socialiste, La LCR, Le MRAP, La LDH, Roselyne Bachelot, Arte, Le Grand Journal, ACT-UP, Sciences-Po et les milliers d'imbéciles anonymes obsédés par la lutte contre tout ce qui parait de près et surtout de loin "Judéo-Chrétien" ; présentent :
Clique mon garçon, clique...
03:14 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commerce, libertarisme, libéralisme
06.10.2008
Quelques bonnes raisons de haïr son prochain, donc soi-même.
Car un pays qui vota à 51% pour un flippé hypocondriaque et qui désormais le cloue au pilori pour le moindre mot, ne mérite que mépris.
Car la sagacité à précisément ne rien dire, issue de l’instinct de survie sociale, fait accepter les pires compromissions et bassesses.
Car la technophilie a tué la curiosité spontanée masculine pour la science et la technique au profit d’un consumérisme frustrant.
Car aussi bien il y’a mille ans on avait peur de la Bête, désormais on ne croit que ce que l’on voit. Que l’une et l’autre bigoterie ont cours avec un impératif d’adhésion sans nul autre pareil au monde. Ou comment nous sommes toujours malades de Platon.
Car se désoler qu’un quelconque dépressif nihiliste Finlandais décida de trucider ses petits camarade, sans faire de rapport immédiat et concret avec les conséquences sociales du Luthérianisme, est frappant d’ignorance ou de cynisme.
Car feindre la surprise en apprenant que l’auteur des caricatures Mahométanes est Islamophobe et s’affiche désormais comme tel, est juste tordant.
Car assister, dans la vie ou sur le net, au spectacle d’un Français, qualifiant son hypothétique alter-égo de pékin « moyen », enlève toute confiance en la race humaine à quelconque spectateur de la scène ayant gardé enfoui quelque germe d’idéalisme.
Car si l’on veut se donner une idée, fusse t’elle sans perspective, du degré d’individualisme et du « moi » triomphant ; il suffit de constater le paradoxe de levée de boucliers face à Edwige, de la part d’une masse grouillante de crétins hystériques dont une écrasante majorité n’intéresserait pourtant même pas un fichier de police municipale…
…tandis qu’on renseigne avec zèle son profil facebook, ce réceptacle d'inutilités pour sinistres égotiques anonymes.
Car ils veulent tout détruire. D’abord l’objet, puis le corps, le cœur, l’Esprit, pour en finir avec l’Homme.
Car, malgré les Jésuites, Pasteur, Simone Weil et Habermas ; nombre de Français pétris de mystique laïcarde pensent encore que Dieu et la science sont choses différentes.
Car la démocratie et le scientisme ont de commun avec le Nazisme, le Stalinisme et le Fascisme Antique, la volonté de création d’un homme nouveau.
Car, alors que la planète entière semble découvrir le Capitalisme entropique, personne ne dit mot sur ce sophisme qu’est la lutte contre les déficits publics.
Car il existe une proportion infime de véritables hommes de droite et infinidécimale d’hommes de gauche, le reste ayant juste mué dans un positionnement par simple instinct grégaire, d'où la récente conversion gauchiste de plus d'un petit capitaliste boursicoteur.
Car Zemmour est le parfait catalyseur de bon aloi, pour ceux voyant dans la résurgence d'un certain sursaut réac en Franc (autre que celui des lecteurs du Figaro), un trublion qu'on croyait avoir définitivement enterré.
23:57 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, laïcité, gauchisme, droitisme
12.08.2008
Atatürk de poche
Lorsqu'un Bourgeois (qu'il soit Social-Démocrate athée, Chrétien, Païen ou agnostique) reprend ses vieux réflexes conquérants, ses déconvenues ne sont ni assumées, ni rejetées d'un revers de main... Non. Tout simplement se victimise t'il du mieux qu'il le peut.
¤ Le libéralisme est un système dont les cycles deviennent de plus en plus instables de par la rapacité de ses propres acteurs. De poupons petits économistes et de fringants ex-Maoïstes viennent alors expliquer à la populasse qu'il serait de bon ton d'un être un tant soit peu « responsable » et consentir à rogner sur ces « avantages » que sont le ticket resto, la sécurité sociale et l'allocation chômage.
¤ La guerre en Irak est un sable mouvant aspirant hommes, crédibilité et dollars. Qu'à celà ne tienne. Il suffit de présenter la première armée du monde comme mal-équipée (et non sous-équipée), coordonnée par une bande d'imbéciles propagandistes n'y connaissant rien en tactique militaire et par dessus le marché désinformée par l'arrogance de nos propres dirigeants. Encore quelques mois et un nouveau Président paraphrasera « si j'avais su, j'serais pas venu ».
¤ Une ratonnade Parisienne de la LDJ tourne à son désavantage et voici le ratonneur ratonné. Quoi de plus classique. Mais plutôt que de se taire, faire profil bas ou tenter une revanche ; les joyeux casseurs de Belleville se tournent vers micros, flash et caméras hurlant à l'antisémitisme.
La manœuvre est simple et modérément risquée puisque pariant sur la compassion irraisonnée touchant l'Occidental et muant, au gré des ans, les affairistes en rationalistes, les colons en pacificateurs, la plèbe en exemple.
Le rapport avec l'actualité estivale? Ma foi aucun.

05:38 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shakasvili, poutine, bush, medvedev, atlantisme, colonialisme










