12.08.2008
Atatürk de poche
Lorsqu'un Bourgeois (qu'il soit Social-Démocrate athée, Chrétien, Païen ou agnostique) reprend ses vieux réflexes conquérants, ses déconvenues ne sont ni assumées, ni rejetées d'un revers de main... Non. Tout simplement se victimise t'il du mieux qu'il le peut.
¤ Le libéralisme est un système dont les cycles deviennent de plus en plus instables de par la rapacité de ses propres acteurs. De poupons petits économistes et de fringants ex-Maoïstes viennent alors expliquer à la populasse qu'il serait de bon ton d'un être un tant soit peu « responsable » et consentir à rogner sur ces « avantages » que sont le ticket resto, la sécurité sociale et l'allocation chômage.
¤ La guerre en Irak est un sable mouvant aspirant hommes, crédibilité et dollars. Qu'à celà ne tienne. Il suffit de présenter la première armée du monde comme mal-équipée (et non sous-équipée), coordonnée par une bande d'imbéciles propagandistes n'y connaissant rien en tactique militaire et par dessus le marché désinformée par l'arrogance de nos propres dirigeants. Encore quelques mois et un nouveau Président paraphrasera « si j'avais su, j'serais pas venu ».
¤ Une ratonnade Parisienne de la LDJ tourne à son désavantage et voici le ratonneur ratonné. Quoi de plus classique. Mais plutôt que de se taire, faire profil bas ou tenter une revanche ; les joyeux casseurs de Belleville se tournent vers micros, flash et caméras hurlant à l'antisémitisme.
La manœuvre est simple et modérément risquée puisque pariant sur la compassion irraisonnée touchant l'Occidental et muant, au gré des ans, les affairistes en rationalistes, les colons en pacificateurs, la plèbe en exemple.
Le rapport avec l'actualité estivale? Ma foi aucun.

05:38 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shakasvili, poutine, bush, medvedev, atlantisme, colonialisme
20.04.2008
Agent double
Dans la famille unanimité, j'appelle Aimé Césaire. Quoique j'aurais pu demander Desproges...
La Négritude ou les prémices d'un ethno-nationalisme avec pour seul dessein de laisser les noirs esclaves de tribalismes rendant incapable toute transcendance vers une quelconque idéologie révolutionnaire. Comme si les colons avaient éveillés les fils de l'élite noire à une quelconque fierté sans y voir un à propos de circonstance. Ils eurent les deux : enfermer l'indigène (lettré entendons-nous) dans une posture pédanto-victimisante indépassable (le Nationalisme ne s'assume et se cultive que par les armes et lorsque l'on sait ce qu'est le nerf de la guerre, comment pourrait-il la faire aux blancs sinon s'entretuer) et s'absoudre d'une double dette. L'auto-amendement quand à l'agression Colonisatrice puis le déni de responsabilités. « Nous partons puisqu'on nous le demande après-tout... Rendons leur la liberté » ce qui revenait à dire à l'époque : « Plutôt les laisser à rêver d'une impossible revanche que devenir Communistes et la rendre effective »
Les premiers à faire la morale au monde Musulman pour mieux le rêver Occidental, ceux-là même devenus les surprenants apôtres d'un pseudo auto-déterminisme...
Avé Aimé, les hypocrites qui s'inclinent sur ta dépouille te remercient.
07:01 Publié dans La cinquième patte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé césaire, negritude, colonialisme, néo-colonialisme

