10.04.2008

Florent Brunel Connection

S’il y’a un antagonisme Occidental c’est bien la détestation du miroir. Car après tout que voir d'autre dans l’intolérance envers les Musulmans et désormais les Chinois qu'une certaine haine de soi.

Que deviner d’autre derrière les impuissants et grotesques petits bonhommes en bleu escortant la flamme olympique qu’une transposition de la petite police de la pensée Post-Moderne. Avec ses caciques, ses caricatures, ses infiltrés, son peuple complice.

Qu’espérer d’autre d’une civilisation menant à son terme le principe d’hypocrisie en se désistant de la frénésie consumériste sur la synthèse parfaite de l’anar-capitalisme. Qu’advient-il d’hommes si férus de cet altruisme compassionnel servi à la louche mais incapables, dans un exercice réglé tel du papier à musique, d’appréhender l’autre dans ce qu’il a de pavlovien, insensibles à la syndication nationaliste et amoureuse d’un peuple tout entier.

Que songer d'autre de féodalités mondaines si promptes à dénoncer la moindre forme de religiosité, jusque dans le respect de la nature (considéré par certains comme un intolérable déïsme) tandis que j’imagine sans peine le haro que provoquerait la religiosité bigote des Bouddhistes si d’aventure ils songeaient faire de Robert Ménard la seconde réincarnation d’Edgard Hoover. Un défilé de moulins à prières au pays de Jean Meslier aurait une certaine gueule.

Que dire d'autre de braves défenseurs de l’opprimé, capables d’embrasser la lutte identitaire d’un pays sur lequel se juchent intérêts stratégiques et honneur d’une nation lorsque ces mêmes hypocrites crient ici bas, la main sur le cœur et la gauche en bandoulière, leur européanïsme forcené ; condescendants envers quiconque aurait l’audace de douter de l’intérêt du fédéralisme.

Les Jeux Olympiques en Chine ne sont pas une honte, c’est leur existence même qui est une insulte à l’esprit (si tant qu’il existe) du sport. Une sorte de Libéralisme fardé des atours de la compétition juste et transcendante, là où ne subsiste que la représentation des intérêts grégaires de ce qu’on nomme la « com institutionnelle », les athlètes transformés en PLV...

De l'inutilité des combats en retard.